Photo of the Day

  • October,3rd,2010 at 4:02 PM

J’ai découvert Jojo quasiment en même temps que Spirou Magazine, à la fin des années 80. Le troisième tome de cette belle série paraissait en pré-publication et j’avais été immédiatement charmé par le style graphique et narratif de cet univers. Qu’es-ce qui plaît dans Jojo ? Une certaine vision de l’enfance, à la fois douce et si réelle (il y est question d’hospitalisation, de la difficulté de s’intégrer à un groupe, d’un père absent, …). Chaque planche était un délice pour les yeux et pour le coeur. Les années qui suivirent, je guettais l’apparition de Jojo dans les pré-publications de Spirou, et ne manquais pas d’acheter l’album relié dès qu’il sortait. J’ai continué à lire Jojo et, à bientôt 30 ans, j’ai ressenti un vrai mal de coeur en apprenant cet été la disparition d’André Geerts. Cet auteur n’aura peut-être pas signé de best-seller (apparemment, ses albums s’écoulaient à environ 40 000 exemplaires - un chiffre plus que respectable, mais loin des mastodontes de la BD), mais aura durablement illuminé mes mercredis après-midi quand j’étais enfant, et bien au-delà. Alors c’est forcément avec émotion que je me suis attaqué à la lecture du dernier album de Jojo, Mamy Blues, qui fait écho aux épreuves que traversait son auteur. Dans cet album, Mamy ne se sent pas très bien, elle doit passer des examens médicaux, ce qui n’est pas sans inquiéter Jojo. Ce dernier va tout faire pour divertir sa chère grand-mère, jusqu’à l’emmener en croisière. Un ultime voyage ? André Geerts n’a pu finaliser complètement son album avant de partir vers d’autres rives. Il y a quelque chose d’incroyablement touchant à voir sa BD si proche de sa propre destinée. Sans jamais de dérive, sans jamais de voyeurisme, il livre un opus juste. On gardera encore en tête pendant des décennies les aventures de Jojo, Gros-Louis et Mamy. Chapeau l’artiste, et merci pour tous ces bons moments ! Pour ceux qui voudraient approfondir l’univers de Geerts, je leur conseille de lire l’interview parue en 2008 sur ActuaBD.

J’ai découvert Jojo quasiment en même temps que Spirou Magazine, à la fin des années 80. Le troisième tome de cette belle série paraissait en pré-publication et j’avais été immédiatement charmé par le style graphique et narratif de cet univers. Qu’es-ce qui plaît dans Jojo ? Une certaine vision de l’enfance, à la fois douce et si réelle (il y est question d’hospitalisation, de la difficulté de s’intégrer à un groupe, d’un père absent, …). Chaque planche était un délice pour les yeux et pour le coeur. Les années qui suivirent, je guettais l’apparition de Jojo dans les pré-publications de Spirou, et ne manquais pas d’acheter l’album relié dès qu’il sortait. J’ai continué à lire Jojo et, à bientôt 30 ans, j’ai ressenti un vrai mal de coeur en apprenant cet été la disparition d’André Geerts.

Cet auteur n’aura peut-être pas signé de best-seller (apparemment, ses albums s’écoulaient à environ 40 000 exemplaires - un chiffre plus que respectable, mais loin des mastodontes de la BD), mais aura durablement illuminé mes mercredis après-midi quand j’étais enfant, et bien au-delà.
Alors c’est forcément avec émotion que je me suis attaqué à la lecture du dernier album de Jojo, Mamy Blues, qui fait écho aux épreuves que traversait son auteur. Dans cet album, Mamy ne se sent pas très bien, elle doit passer des examens médicaux, ce qui n’est pas sans inquiéter Jojo. Ce dernier va tout faire pour divertir sa chère grand-mère, jusqu’à l’emmener en croisière. Un ultime voyage ?

André Geerts n’a pu finaliser complètement son album avant de partir vers d’autres rives. Il y a quelque chose d’incroyablement touchant à voir sa BD si proche de sa propre destinée. Sans jamais de dérive, sans jamais de voyeurisme, il livre un opus juste. On gardera encore en tête pendant des décennies les aventures de Jojo, Gros-Louis et Mamy. Chapeau l’artiste, et merci pour tous ces bons moments !

Pour ceux qui voudraient approfondir l’univers de Geerts, je leur conseille de lire l’interview parue en 2008 sur ActuaBD.

Photo of the Day

  • September,19th,2010 at 12:07 AM

Gulli a diffusé, il y a quelques semaines, le premier long métrage tiré de Tintin : Tintin et le Mystère de la Toison d’Or. Un film de 1959, un vrai monument dans son genre. Cela dit, quand on se dit que l’ensemble a été tourné moins de 15 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, avec les moyens de l’époque, force est de reconnaître que l’ensemble avait fait l’objet d’une attention particulière. 
Et c’est impressionnant de se dire que, 50 ans plus tard, l’oeuvre suscite encore l’intérêt d’une nouvelle génération de (télé)spectateurs. Certes, elle souffre de défauts de forme et de fond. Mais elle parvient toujours à captiver. C’est la magie d’une création réussie : en dépit du temps qui passe, elle continue de susciter l’intérêt !
Et je peux vous dire que je n’ai plus qu’une hâte : voir le second volet, Tintin et les Oranges Bleues. 

Gulli a diffusé, il y a quelques semaines, le premier long métrage tiré de Tintin : Tintin et le Mystère de la Toison d’Or. Un film de 1959, un vrai monument dans son genre. Cela dit, quand on se dit que l’ensemble a été tourné moins de 15 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, avec les moyens de l’époque, force est de reconnaître que l’ensemble avait fait l’objet d’une attention particulière. 

Et c’est impressionnant de se dire que, 50 ans plus tard, l’oeuvre suscite encore l’intérêt d’une nouvelle génération de (télé)spectateurs. Certes, elle souffre de défauts de forme et de fond. Mais elle parvient toujours à captiver. C’est la magie d’une création réussie : en dépit du temps qui passe, elle continue de susciter l’intérêt !

Et je peux vous dire que je n’ai plus qu’une hâte : voir le second volet, Tintin et les Oranges Bleues

Video of the Day

  • August,29th,2010 at 10:31 PM

Zombillénium T.1 / +++ : Arthur de Pins propose une nouvelle série à mille lieux des Péchés Mignons qui l’avaient fait connaître auprès des BDphiles (les fans d’animation, eux, l’avaient déjà repéré avec Géraldine et La Révolution des Crabes)… cela en surprendra certains. Mais, surtout, ce nouveau titre devrait plaire à un très large public. C’est fin, bien écrit, et superbement illustré.

Le quotidien d’un parc d’attraction horrifique où les monstres… sont bel et bien des monstres travaillant pour un mystérieux patron (forcément un peu démoniaque sur les bords).

C’est un univers particulièrement foisonnant qui se profile. Vivement la suite !

Le Scorpion T.9 / ++

  • August,29th,2010 at 10:20 PM

Marini et Desberg poursuivent la folle épopée du scorpion. Une référence de la BD de cape et d’épée, toujours aussi réjouissante. D’autant plus plaisante que les auteurs proposent aux lecteurs des révélations intéressantes, tout en tissant les fils de nouveaux complots à venir. C’est malin, et c’est une réussite pour cette BD qui mérite d’être connue du plus large public !

Omni-visibilis / ++

  • August,29th,2010 at 10:18 PM

Lewis Trondheim se risque à un scénario “réaliste”… pari réussi !

Ce matin-là, Hervé s’est réveillé et s’est préparé à partir au travail comme d’habitude. Mais, dans la rue, le regard des autres sur lui a changé. C’est que les 6 milliards d’habitants que compte cette Terre peuvent désormais voir à travers ses yeux, juste en fermant les paupières. Un grand pouvoir avec de grandes responsabilités ?

Les péripéties s’enchaînent avec bonheur, l’ensemble est cohérent et carrément réjouissant par moment. Un beau moment de lecture !

Wolf Guy T.2 / +

  • August,29th,2010 at 9:51 PM

Un étudiant loup-garou sème la zizanie au sein de la racaille de son lycée… et fait craquer sa prof.

Un seinen manga qui continue de se lire facilement. Mais qui relève surtout du pur divertissement sans grosse prise de tête. Et les auteurs abusent un peu au niveau testostérone (combat + plans du héros sur l’enseignante).

Japan Expo : un dimanche mémorable

  • July,5th,2010 at 1:41 AM

Habituellement, dans bien des festivals, le dimanche est une journée plus calme que les précédentes. Jusqu’alors, Japan Expo n’y faisait pas exception, avec une programmation généralement plus légère. Mais, cette année, SEFA semble avoir voulu changer la donne. De gros événements étaient organisés sur la dernière après-midi du festival, balayant un très large spectre des loisirs asiatiques. Cette variété était du coup susceptible d’attirer un vaste public. La conférence publique des Morning Musume, le concert exclusif de Yoshiki et Toshi de X Japan, la rencontre-performance graphique de Tsukasa Hôjô : trois temps (très) forts, qui contrastent nettement avec les dimanches calmes que nous avons connus de par le passé. SEFA a-t-il dès lors réussi son pari ? Au vu du public qui se pressait en masse sur l’événement, nul ne peut le nier. Si les étalages des stands n’avaient pas commencé à montrer quelques signes de rupture de stock, on aurait presque pu se croire samedi ! C’est dire combien l’audace des organisateurs a payé.

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  • July,4th,2010 at 1:20 AM

Après le concert des Morning Musume la veille, il était possible de découvrir de plus près deux des tenues des chanteuses, sur le stand du Hello!Project.

Après le concert des Morning Musume la veille, il était possible de découvrir de plus près deux des tenues des chanteuses, sur le stand du Hello!Project.

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  • July,4th,2010 at 1:19 AM

La bonne surprise du jour : le concert de Long Shot Party, groupe qui a signé (entre autres) l’opening “Distance” de Naruto Shippuden, mais également la chanson de début de l’anime du “Pacte des Yokai”. Une performance qui donnait la pêche !

La bonne surprise du jour : le concert de Long Shot Party, groupe qui a signé (entre autres) l’opening “Distance” de Naruto Shippuden, mais également la chanson de début de l’anime du “Pacte des Yokai”. Une performance qui donnait la pêche !

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  • July,4th,2010 at 1:17 AM

Bonne idée que cette conférence sur les Podcats, en ouverture de la journée. La série mêle en effet astucieusement goût pour le jeu vidéo, approche pédagogique (pour démystifier les termes dans le domaine), et codes graphiques du manga. Une séance making-of qui nous a permis de mieux comprendre le cheminement créatif derrière cette oeuvre, ses difficultés (par exemple, les atermoiements pour choisir la coiffure du personnage principal ont provoqué une complète remise en cause de sa modélisation), etc.

Bonne idée que cette conférence sur les Podcats, en ouverture de la journée. La série mêle en effet astucieusement goût pour le jeu vidéo, approche pédagogique (pour démystifier les termes dans le domaine), et codes graphiques du manga. Une séance making-of qui nous a permis de mieux comprendre le cheminement créatif derrière cette oeuvre, ses difficultés (par exemple, les atermoiements pour choisir la coiffure du personnage principal ont provoqué une complète remise en cause de sa modélisation), etc.

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  • July,4th,2010 at 1:14 AM

Rosalys a une nouvelle fois enchanté son public sur le stand de Total Manga, pour sa dernière dédicace de Japan Expo 2010.

Rosalys a une nouvelle fois enchanté son public sur le stand de Total Manga, pour sa dernière dédicace de Japan Expo 2010.

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  • July,4th,2010 at 1:12 AM

Nicolas Hitoride est le dessinateur du magique SpellCheckers chez Oni Press (il est également illustrateur aux multiples facettes - vous le connaissez peut-être pour ses dessins à destination de Witch Mag, la Flander’s Company ou Virgin Princesse), était en dédicaces dans la “Artists Alley” du Comic Con’ !

On croise les doigts pour que SpellCheckers soit très prochainement publié en France et puisse être ainsi découvert par le plus grand nombre.

Nicolas Hitoride est le dessinateur du magique SpellCheckers chez Oni Press (il est également illustrateur aux multiples facettes - vous le connaissez peut-être pour ses dessins à destination de Witch Mag, la Flander’s Company ou Virgin Princesse), était en dédicaces dans la “Artists Alley” du Comic Con’ !

On croise les doigts pour que SpellCheckers soit très prochainement publié en France et puisse être ainsi découvert par le plus grand nombre.

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  • July,4th,2010 at 1:03 AM

La journée a commencé par un “show” (une courte interview) de An Nakahara, l’auteur de Kilari sur le stand de KZ TV. Il n’était pas autorisé de prendre la mangaka en photo, mais on pouvait se rabattre sur la mascotte de sa série !

La journée a commencé par un “show” (une courte interview) de An Nakahara, l’auteur de Kilari sur le stand de KZ TV. Il n’était pas autorisé de prendre la mangaka en photo, mais on pouvait se rabattre sur la mascotte de sa série !

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  • July,4th,2010 at 1:02 AM

Pour sauver le public de Japan Expo qui - jusqu’alors - souffrait de la chaleur, Son Gokû et ses amis ont convoqué la force de la climatisation. Et ça a marché !

Plus sérieusement, Bandai assurait une animation avec les personnages fétiches créés par Akira Toriyama. Et l’on se prend à rêver de nouveau que le créateur du mythique Dragon Ball puisse venir un jour à Japan Expo.

Pour sauver le public de Japan Expo qui - jusqu’alors - souffrait de la chaleur, Son Gokû et ses amis ont convoqué la force de la climatisation. Et ça a marché !

Plus sérieusement, Bandai assurait une animation avec les personnages fétiches créés par Akira Toriyama. Et l’on se prend à rêver de nouveau que le créateur du mythique Dragon Ball puisse venir un jour à Japan Expo.

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  • July,3rd,2010 at 1:45 AM

Quelle belle prestation des Morning Musume à Japan Expo ! Leur spectacle était plein de charme et d’énergie, à la hauteur des espoirs que le public français avait pu placer dans ce concert. Les Morning Musume ont interprété, pour l’occasion, les plus grands titres du groupe, au cours d’une performance qui s’est décomposée en deux parties. C’est Suzuka, la présentatrice japonaise la plus connue de la télévision française, qui s’est chargée d’animer l’entracte en compagnie de la leader historique du groupe.

Chorégraphies au millimètre, costumes variés, séquences “émotion”, utilisation pertinente de la vidéo (avec le sous-titrage complet d’une chanson, l’incrustation des noms des chanteuses lors de leur présentation, projections de séquences vidéos avec chacune des jeunes filles, etc..), excellente balance sonore comparativement aux autres concerts organisés au Japan Expo Live House, … l’ensemble composait un cocktail particulièrement réussi. Et je me souviendrai longtemps de ce vendredi soir et de son concert typiquement japonais, avec une véritable adhésion de la part du public.

Un temps très fort !

Quelle belle prestation des Morning Musume à Japan Expo ! Leur spectacle était plein de charme et d’énergie, à la hauteur des espoirs que le public français avait pu placer dans ce concert. Les Morning Musume ont interprété, pour l’occasion, les plus grands titres du groupe, au cours d’une performance qui s’est décomposée en deux parties. C’est Suzuka, la présentatrice japonaise la plus connue de la télévision française, qui s’est chargée d’animer l’entracte en compagnie de la leader historique du groupe.

Chorégraphies au millimètre, costumes variés, séquences “émotion”, utilisation pertinente de la vidéo (avec le sous-titrage complet d’une chanson, l’incrustation des noms des chanteuses lors de leur présentation, projections de séquences vidéos avec chacune des jeunes filles, etc..), excellente balance sonore comparativement aux autres concerts organisés au Japan Expo Live House, … l’ensemble composait un cocktail particulièrement réussi. Et je me souviendrai longtemps de ce vendredi soir et de son concert typiquement japonais, avec une véritable adhésion de la part du public.

Un temps très fort !

Profile

Culture et scénarios
Morgan Magnin

Coordinateur culturel et scénariste, j'utilise Tumblr pour partager des instantanés de mes intérêts pour la BD, manga, cinéma, animation, anime, musique, etc. Plus d'informations sur http://hemisphair.net
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